Tristan Darcy

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Tristan Darcy

Message par Tristan Darcy le Lun 20 Mar - 23:29


         
REGISTRE CIVIL

         

           
             
               

               
Etat Civil

  Nom : Darcy
  Prénom : Tristan
  Age/date de naissance : 14 ans, 13e jour du troisième mois du printemps 1125
  Milieu : Etranger
  Métier : Vagabond aux diverses casquettes dans l'attente et l'espoir d'un métier stable. Danseur, magicien, bricoleur de breloques et bijoux à ses heures ~
  Dates du Service Civique : //
  Confession : Croyant à une transcendance, mais grand curieux, qui ne se sent pas de se classer précisément dans une foi ou une autre. Du moins, pas pour l'instant...
 
Description physique



Tristan a quelque chose d'une chose frêle, éphémère et fragile comme un souffle. Il n'est pas grand et encore moins imposant, du haut de son mètre cinquante et de sa trentaine de kilos.
Son corps est pâle, effilé, et ses jambes particulièrement maigres. Invalide, il demeure assis sur un vieux landau de bois monté sur un châssis métallique tordu, en guise de fauteuil roulant. De vieilles hardes vêtent son presque corps, vêtements dans les poches desquelles il cache ses larcins et deux longs et fins couteaux avec lesquels il se défend, danse, ou qu'il lance dans ses numéros.
Car malgré la mort de ses jambes, Tristan est d'une grande souplesse ; ses mains sont longues et fines ; ses bras sont un peu plus musclés que le reste de son corps du fait du maniement du fauteuil, quoique cette musculature reste finement dessinée, comme pourrait l'être celle d'un danseur élancé. Ses courbes peuvent prendre un tour très artistique et élégant, souvent troublant dans son aspect quasi bi-genre.
Il est discret comme une ombre, rapide et agile comme un chat. Il manie son petit fauteuil roulant avec une grande habilité, fusant, passant d'une roue sur l'autre, sachant ne faire parfois qu'un avec son véhicule quand il danse ou s'enfuit -- quand il n'est pas trop embêté par les pavés d'un lieu ~
Son visage est ovale, harmonieux - au nez fin retroussé et aux larges yeux ambre néanmoins cernés des ombres de la fatigue. Vivant dans la rue, il est sale et sent mauvais, ses cheveux châtain sont plutôt courts mais en désordre. Ses mains sont presque perpétuellement sales à cause des roues de son véhicule dans les rues crasseuses. Tristan porte au cou des breloques ésotériques qu'il a fabriquées lui-même à base de chanvre, cailloux, bois taillé, feuilles et plumes...

   

 
Description morale



Tristan est un garçon timide et distant. Peu causant, c'est surtout son corps qui s'exprime lorsqu'il se livre à la danse ou aux tours de magie et lancers de couteaux. Son estime de lui-même est fragile, prisonnière de tout ce que la société renvoie souvent au sujet du handicap : tantôt malédiction, tantôt avertissement des dieux, fruit du péché ou encore châtiment... Il n'en est que plus susceptible.
Très indépendant et débrouillard, il tient à se montrer autonome et est sans cesse hanté par l'idée d'être un poids, de gêner. Il n'est pas simple d'obtenir sa confiance et son amitié, tout particulièrement pour les autres hommes / garçons. Cependant, s'il s'attache profondément à quelqu'un, il sera envers cette personne d'une grande loyauté -- peut-être trop, même : avec ce sentiment inconscient d'infériorité et de devoir -- voire tactile dans sa relation.
Tristan est hypersensible aux ambiances, aux couleurs, à l'art, aux corps, à la sensualité que lui-même dégage souvent sans même vraiment s'en apercevoir. Sensible, il l'est aussi envers les ''cassés'' qu'il côtoie dans le rue et que la morale des villes qu'il a traversé réprouve généralement -- notamment envers les prostituées et les vagabondes.
Tristan est totalement illettré. Ce qu'il lit cependant très bien, ce sont les corps, les ambiances, les visages et la Terre. Les couleurs et l'art sous toutes ses formes sont par ailleurs des médias qui le fascinent, et grâce auxquels il aime à s'échapper des cases, notamment celles du genre, un peu homme et femme qu'il se sent. Son caractère peut se montrer tantôt mélancolique, tantôt joueur voir espiègle lorsqu'il est dans ses bons jours et suit son penchant naturel.

Il est arrivé à Talsinia après avoir parcouru tant bien que mal les grands chemins sur ses roues grinçantes, et les endroits beaucoup moins praticables comme la forêt ou le désert dans la carriole de marchands ayant accepté de le transporter contre menue monnaie. il espère y commencer une nouvelle vie, loin de la mauvaise réputation et des châtiments qu'il s'était attiré par ailleurs pour cause de vols -- car même la danse et les numéros ne nourrissaient pas toujours son homme -- et "d'indécence". Mais ce sont également son indépendance et sa soif de découvertes, de nouveaux paysages, de nouvelles couleurs et de senteurs, qui ont guidé son fauteuil de fortune jusqu'ici.
 

                 


         
Histoire



Un invalide est une honte et une bouche inutile à nourrir... on l'a trop souvent répété à Tristan depuis sa plus tendre enfance. De sa naissance dans une modeste famille d'artisans, il ne sait rien ou presque, seulement ce strict minimum que les directeurs de l'orphelinat en avaient dit, un jour qu'il avait six ans. Abandonné par son père aussitôt que son infirmité se fût déclarée, lorsqu'il était âgé de bientôt trois ans et ne marchait toujours pas, Tristan s'est vu laissé à l'institut de charité le plus proche. C'est sous les coups et les regards souvent méprisants des religieux à la tête de l'orphelinat, et à la marge des autres enfants -- élevé dans l'idée d'une reconnaissance envers les institutions et les valides qu'il se devait de servir au mieux -- que le garçon a grandi. On racontait que son père le maudissait, que son invalidité devait être l’œuvre du diable ou une punition des dieux sans doute pour quelque faute de sa mère...
De cette période, Tristan ne garde aucun mot, mais des sensations. Sur la toile de sa mémoire, il met du rouge et du gris ; le long de sa colonne vertébrale, il garde l'impression d'un souffle glacial serpentant dans son dos lorsqu'il y repense. De sa mère, il garde l'image d'une ombre furtive. Celle d'une femme venant parfois faire quelques dons à l'institut, mais sans voir son fils, sous l’interdiction de son mari. Son père, il l'a tué et enterré dans son esprit, après que l'individu l'ait accueilli de ses poings, un jour qu'il avait tenté de fuir l'orphelinat et de retourner chez lui en suivant sa mère. De ses potentiels frères et sœurs, il ne sait rien. Et ne veut pas. Cette famille là, il l'a enterrée, ou plutôt remplacée par les "trois mères" qui vinrent ensuite l'adopter.

Car un jour, à ses neuf ans, la chance lui a souri. Trois prêtresses, parfois de passage à l'institut pour quelques dons, décidèrent d'emmener le garçon qu'on ne parvenait ni à faire adopter, ni à vendre ici ou là comme employé. Il vécut avec elle deux ans d'immense bonheur, comme une véritable résurrection au sein de cette trinité féminine, et dans leur modeste ermitage en pleine nature non loin d'un village.
Deux années de noces avec le monde, au milieu des robes de la forêt et des animaux de l'ermitage. Tristan put apprendre un peu à être aimé, et à aimer. Les trois Mères vivaient bien en marge des autorités religieuses officielles et tenaient à se montrer proches de la nature, mais aussi des plus petits – véritablement actives, simples et joyeuses, loin de la richesse et abus de certains membres du culte reconnu et de leurs idées. Loin d'un dieu qui serait un père comme une vieille souche ou un juge sévère dans l'au-delà, un dieu de flagellation et d'un monde qui ne serait qu'une ''vallée de larmes'', Tristan se construisit une divinité plutôt féminine, et présente dans la terre même – ainsi qu'un grand "oui" à la vie, "oui" au corps, "oui" aux plaisirs de l'art et des beautés.

Mais à la mort d'une des prêtresses, les deux autres ne purent plus gérer seules l'ermitage et se virent bien obligées de rejoindre un ordre. Le religieux chargé de les conduire reçut d'elles la demande de veiller sur Tristan, qui ne pouvait les suivre dans un couvent. L'individu superstitieux se contenta cependant de jeter Tristan au premier grand chemin venu. Tristan s'en rappelait, il avait bientôt dix ans.

C'est ainsi que depuis cet événement, Tristan est devenu vagabond, parcourant les rues, les territoires, les villes et se plaisant parfois à retourner à la Terre grâce aux forêts qu'il lui arrivait de traverser. Couteaux en poches et les mains à ses roues, il allait à la découverte, et à la recherche d'une situation stable. Pour faire de longs voyages, Tristan se poste aux abords des grandes voies de passage et demande à quelque voyageur possédant une grosse carriole, et souhaitant aller là où cela l'intéresse, de le payer contre son transport. Ainsi a-t-il pu faire de longues distances. Le garçon vit de son agilité, tantôt de larcins ou de mendicité, tantôt de tours d'illusionnisme, de lancers de couteaux ou de danse ~ Son corps ondoyant et félin, quelque peu déconcertant, lui rapportait plus ou moins de quoi manger. Mais il lui est impossible de mettre de l'argent e côté, tant il doit régulièrement payer des transporteurs. Aussi lui arrive-il souvent de mendier, voire de voler, toujours avec une grande honte.

Son vagabondage l'a enfin mené à Talsinia. Il y découvre avec intérêt une nouvelle culture, et deux nouvelles religions éveillant toute sa sensibilité aux questions spirituelles et à la Terre : la religion Lunive, mais aussi la triade matlendaise commençaient à le captiver. En arrivant aux abords de la Cité, il avait aussi rêvé à Muar le féministe, dont la belle et triste légende l'avait fasciné. Comme lui aussi aimait ce héros, lui qui se sentit bien souvent plus proche des femmes que des hommes ~ C'est grâce au marchand qui l'avait généreusement déplacé que le jeune infirme a eu vent de tous ces détails. Tristan avait aussi découvert, dans quelques marécages des alentours, la lutfa dont il se nourrit avec plaisir et soulagement. Que Talsinia fasse un grand commerce de cette denrée, cela ne l'étonna guère, et il en reçut quelques-unes pour sa survie des premiers temps, par les bons soins de l'homme aux caravanes qui l'avait aidé.
Une nouvelle vie s'ouvrait à lui, il voulait y croire !


         

         

           
Hors jeu

  A savoir sur ce personnage : Rien de particulier outre les informations ci-dessus Smile Je suis prête à tout jouer, et Tristan à tout subir héhé !
  Pseudo de joueur : By me ~
  Qui t’as guidé jusqu’ici ? Le hasard et la recherche d'un forum de RP "historique"
  Remarque ou réclamation ? Rien de spécial pour le moment -- Je suis impressionné par la qualité graphique de ce RP et le développement très soigné de son univers    Hâte de m'y plonger !
         

         

             

             

       


Dernière édition par Tristan Darcy le Mer 22 Mar - 9:30, édité 1 fois
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Tristan Darcy
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