C'est un beau jour pour mourir

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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Autorité le Dim 4 Déc - 18:29

Le silence de la place était à l'image de celui de la condamnée. L'ensemble de l'assistance était suspendue aux lèvres de Gaal. Tous attendaient d'entendre les dernières paroles de la Réprouvée avant sa mort. Ils pourraient le raconter plus tard, à leurs amis, leur famille, ajouter leur grain de sel et dire combien elle était misérable (ou effrayante selon les versions). Pourtant, les paroles attendues ne venaient pas, elles flottaient dans un silence incertain durant lequel le sourire de Gaal avait disparu.

La famille Onevin avait accueilli Athénaïs et son frère sans chaleur. Les saluant par pure politesse, trop concentrée qu'ils étaient sur leur chagrin et leur colère ils ne pouvaient faire mieux. Jasmuine sanglotait dans les bras de sa fille depuis que l'assassin de son mari était apparu sous ses yeux. Bern se tenait à leur côté. Sitôt salué Athénaïs, son regard furieux retourna foudroyer la meurtrière qui n'en voyait rien à cause de son bandeau. Seule la sœur de Bern, Karline, adressa un regard d'excuse à leur ancienne voisine.

Le regard vague de Lokis se posa sur Kelan lorsqu'il entendit son nom. Le chef de bande semblait ailleurs. Il ne répondit pas à la salutation pourtant inhabituelle de son égal. L'ancien chef de Gaal regardait la frêle silhouette là-bas sur l'estrade tandis qu'il se laissait entraîner sans protester.
Pendant ce temps, Jayah transmettait les ordres de son propre chef à ses deux partenaires. Logan s'en alla chercher Naskia du côté de l'estrade comme le lui conseilla Jewel (il sentait qu'elle chercherait la proximité de Gaal). Celui-ci s'attela à conserver la surveillance qu'ils avaient mis en place depuis le début, à l'aide de Noxan toujours perché sur le toit, pour qu'aucun Réprouvé dans le coin ne fasse de casse. Jayah, quant à lui, s'élança pour rejoindre son chef et l'aider au cas où Lokis poserait problème.

« Je suis désolée... »

La voix de Gaal brisa enfin l'étrange attente. Incertaine en plus d'être éraillée. Des excuses … ? Tous ceux qui avaient côtoyé la Réprouvée récemment en furent surpris. À aucun moment la meurtrière n'avait montré le moindre regret. Était-ce la proximité de la mort qui avait fait plier son esprit et l'avait placé sur la voie du repentir ? Elle n'aurait pas été la première.

L'assurance revint vite pourtant. Gaal se redressa soudain, fière comme elle l'avait toujours été et scanda aussi fort que sa voix abîmée le lui permettait :

« Je suis désolée pour tous les Réprouvés ! Vous méritez mieux que ça. L’Éminence vous ment ! Ils vous manipulent et vous jettent en pâture à la Garde quand vous les gênez. Ne vous laissez pas faire, révoltez-vous ! Vivez comme vous l'entendez et ne leur donnez plus rien ! »

Un large sourire victorieux barrait à présent son visage. Elle allait peut-être mourir mais au moins elle pourrissait une dernière fois les responsables de sa mort.

Puis elle ajouta désormais presque amusée de se trouver là, au centre du spectacle :

« Naskia, je sais que t'es par là espèce de garce. Sans rancune ma vieille. J'ai essayé de t'avoir et c'est toi qui a gagné. Bien joué ! »

Derrière elle, le général de la Garde dégainait son épée. La coutume voulait que le chef du pouvoir exécutif mette dans les mains du bourreau l'arme qui mettait le condamné à mort. Le garde en noir reçu l'épée bâtarde et s'approcha de Gaal.

« Rien à ajouter ? » demanda Peveril Laundry.

« Si » fit la condamnée en tournant son sourire narquois dans la direction de la voix.

Elle porta alors ses mains enchaînées jusqu'à sa bouche et arracha un bout de sa manche.

« Allez vous faire foutre ! »

Un instant après, le corps de la condamnée s'écroulait sur le plancher de l'estrade. Elle était morte, sans que personne ne l'ai touchée.

MJ:

Faites attention aux posts des autres, certains ont une influence sur l'environnement qui entoure leur personnage, et donc forcément sur vous aussi. Petit conseil également, vous devriez faire plus attention à ce que disent les comptes de Nil et Bastian (surtout Nil) car ils donnent d'autres indications que les post MJ.

Naskia : Tu es rejointe par Logan à peu près au moment où Gaal s'adresse à toi. Non loin, un Réprouvé essaye de passer à travers le cordon de gardes pour monter sur l'estrade. Il crie le nom de Gaal et tente de se défendre contre les gardes avec sa dague.

Kelan : Quand Gaal s'écroule sur l'estrade, Lokis se met à crier. Il se précipite vers la foule mais Jayah l'attrape avant qu'il n'aille bien loin. Il hurle le nom de Gaal et « c'est la faute des Libérés ».

Azuryth : Le discours de Gaal fait bouger la foule autour de toi et des tiens. Rien de précis, mais ceux que tu identifie comme des Réprouvés potentiellement violents sont sur le qui vive. Il y en a qui observent, comme s'ils guettaient une réaction autour d'eux, d'autres qui ont plutôt l'air de vouloir passer à l'action. Puis Lokis se met à crier et tu vois un autre Réprouvé (de ceux qui étaient sur le point de passer à l'action) se précipiter dans la foule, aussitôt suivis d'un autre (guetteur).

Indis : Au moment du changement d'attitude de Gaal, Juilan essaye d'attirer ton attention (il ne peut pas émettre aussi bien que toi) pour savoir ce que tu as fais. Après la mort de Gaal, les pensées sur la place deviennent un flot incontrôlable. Panique des habitants, colère des Réprouvés, incertitude etc. et tu sens qu'il y a du mouvement dans la foule.

Athénaïs : Un Réprouvé passe à côté de toi et bouscule ton frère qui tombe par terre. Il se jette contre le cordon de gardes qui l'attrape aussitôt et tente de le neutraliser. Il essaye de rejoindre l'estrade en criant le nom de Gaal.

J'aimerais que ce tour soit aussi bouclé en une semaine, cependant je suis incapable de vous dire si je serai dans la capacité de poster le week end prochain, faites donc les choses à votre rythme (mais 2 semaines max, pour essayer d'avancer un peu quand même).

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Message par Kelan le Ven 9 Déc - 19:55

Lorsqu’il le héla, ce fut à peine si Lokis lui accorda un regard. Il était préoccupé par le funeste destin de Gaal et de la sentence qui l’attendait. Si l’ensemble de la foule était pendue à ses lèvres, le voleur portait plutôt son attention sur son homologue. Il ne doutait pas des ressources de la condamnée, mais il ne pourrait pas venir grand-chose d’une femme aux yeux bandées et à la merci du bourreau. Non, si esclandre il devait éclater, il viendrait d’ailleurs. De Lokis par exemple, et il fallait donc veiller sur lui.

Comme il s’y était attendu, quelques regards -des gardes, pour la plupart- se tournèrent dans leur direction. S’il tentait n’importe quoi, non seulement des Réprouvés seraient sur son chemin, mais quelques hommes du corps de la Garde de Talsinia viendraient s’y mêler. Kelan arriva aux côtés de l’autre chef de bande lorsque la jeune femme reprit parole. L’homme reporta son attention sur la condamnée.

Elle releva la tête et parla d’une voix forte malgré la situation. Si le début de sa déclaration annonçait quelques regrets, le reste allait surtout mettre le feu aux poudres. Déjà que l’Eminence s’était laissée à des représailles sérieuses pour ceux qui la défiaient et s’offusquaient du traitement infligée à Gaal, là, elle ne faisait que leur donner du grain à moudre et le moment était tout sauf bien choisi. Enfin, cela dépendait du point de vue, bien entendu. Le voleur fronça les sourcils, inquiet des réactions qui pourraient s’ensuivre de telles déclarations.
La foule buvait ses paroles, et elle n’en semblait pas peu fière. Kelan épia les réactions autour de lui, surtout celles des Réprouvés et il était partagé. Cette nuit-là, il s’échangerait des murmures à propos de ce qu’elle avait dit et de la véracité de ses propos. Peu importait qu’ils soient fondés ou non, on en discuterait, et c’était là ce qu’elle voulait. Jusque dans la mort, elle se montrerait farouche et vicieuse. Quelle alliée elle aurait pu faire s’il en avait été autrement ! se mit à penser le voleur.

Elle mentionna sa protégée à lui, non sans sarcasme. Il ne doutait pas que la flèche qu’elle venait de décocher toucherait sa cible. Mais la jeune femme avait-elle suffisamment appris de ces récents déboires pour se contrôler ? Il l’espérait. Comme toujours. Et cela commença à l’agacer de devoir toujours « espérer » qu’elle ne fasse rien de stupide. Il lui avait pourtant accordé sa confiance, alors pourquoi doutait-il toujours de sa capacité à réagir de la bonne façon ?

Ses réflexions furent interrompues dès lors que les derniers mots s’échappèrent des lèvres de Gaal, avec toute la poésie qu’ils comportaient, et qu’elle s’effondra au sol en se donnant elle-même la mort, ultime doigt levé à l’Autorité, l’Eminence et au destin lui-même. Personne ne décidait ce qu’elle ferait de sa vie et elle le montrait d’une façon qui lui était propre. Jusqu’au bout, elle avait été elle-même.

Lokis hurla, le coeur déchiré par la peine, la colère, ou les deux. Il se rua vers le corps inerte de la femme mais Jayah s’empara d’un bras et Kelan de l’autre pour retenir un homme qui ne contrôlait plus ses gestes. Désespéré, il se mit à lâcher des mots qu’il aurait mieux valu garder silencieux.

- Tais-toi, Lokis ! lui ordonna-t-il. Ton chagrin et ta haine te dirige lentement sur un dangereux chemin. Ce n’est ni le moment, ni l’endroit pour les laisser te guider. Muselle-toi.

Sa dernière phrase avait été dite sur un ton plus sec. Il l’avertissait. Et n’hésiterait pas à agir si d’autres choses inadaptées sortaient de sa bouche. Il pouvait nourrir des reproches envers n’importe qui, s’en était son droit. Mais il ne pouvait pas mettre en danger les Réprouvés en déclenchant une guerre ouverte avec un ennemi dont ils ne savaient encore que trop peu de choses. S’il avait quelque chose à dire, il pouvait demander audience à l’Eminence et que tout cela soit discuté en privé et non en déclenchant l’esclandre que tous souhaitaient éviter mais qui arrivait à grands pas.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Autorité le Sam 10 Déc - 18:45

Un nouveau personnage a manifesté le désir de se joindre à l'event :

MJ:
Emipléjiane : tu rejoins la place un peu avant que Gaal ne se tue. Ça bouge dans la foule, tu entends des cris. Les gardes autour de toi sont plutôt actifs. Il y en a même un qui vient vers toi, il te dit que tu ne devrais pas aller te perdre dans la foule. C'est un jeune qui fait du zèle, tu l'as déjà vu une fois ou deux quand tu as été à la Maison de la Garde voir Bastian.

Azuryth : C'est un de tes hommes, une recrue qui a rejoins la Garde il y a trois mois.

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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Emiplejiane Logren le Sam 10 Déc - 19:28

Fidèle à son habitude, Emi attache son canard en laisse et sort de la maison. Elle était enceinte pas malade non plus, et rester enfermer à se reposer commençait quelque peu à la rendre folle. Et puis quelle belle journée pour aller se promener.
Etrangement les rues étaient calme et déserte comparé à d’habitude, la rouquine déambulait au travers de la ville tout en discutant avec Coin-Coin. Sa promenade l’emmena pas très loin d’une place ou il semblait y avoir beaucoup de monde, Emi s’en approcha doucement, euh non pas beaucoup de monde, toute la ville était présente. Elle se pencha vers son canard,

« A ton avis qu’est ce qui se passe ? Un spectacle ? »

Se redressant, la jeune femme essaya de s’approcher au plus prés. Ho mais attendez, si il y a un évènement comme ça, Bastian devrait se trouver dans les parages pour assurer la sécurité, autant essayer de le trouver pour qu’il lui explique ce qui se passe. Et puis si c’est un spectacle intéressant  en étant au coté de son mari elle devrait avoir une bonne vue sur les réjouissances, tout bénéf pour la rouquine.

Vu le monde, Emi prit son canard dans ses bras, ce sera plus simple pour traverser et trouver Bastian, au même moment, la jeune femme vit un garde s’approcher d’elle, sa tête lui disait quelque chose, certainement un qu’elle avait croisé en ville pendant une patrouille de Bastian.
Ce dernier lui demanda de ne pas approcher et de rester en retrait, car ça pouvait être dangereux pour une femme, surtout enceinte.
Haaa encore un qui croit qu’être enceinte est un handicap, Emi posa délicatement son canard à terre et mit ses poings sur ses hanches, en prenant son air le plus méchant et en colère

« Je suis enceinte pas handicapé abruti, ensuite sais-tu au moins qui je suis ? Je vais en référer à ton chef si tu me fou pas la paix et si tu me laisse pas passer…. »

Tout en prononçant ses mots et bien d’autres noms d’oiseaux encore , Emi sentit le rouge lui monter aux joues, non mais comment elle parlait, ça ne lui ressemblait tellement pas, elle était toute honteuse, et qu’allait dire Bastian en apprenant cela ?
Bastian, ha mais oui il lui avait dit ce qui se passait aujourd’hui, elle comprenait enfin toute l’agitation sur la place et surtout elle réalisait enfin la nature de ce fameux spectacle auquel elle voulait tant assister il y a encore deux minutes … Emi comprit également toute l’horreur de la situation et se mit à pleurer, pourquoi la mort de quelqu’un aussi ignoble soit il devait elle être un divertissement pour les autres, et pourquoi tous ses gens tenaient absolument à assister à cette exécution ? Que pouvait il y avoir de plaisant à voir une personne mourir ?
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Azuryth Illïyan'Mu le Dim 11 Déc - 1:48

 C’était pendant le grand silence qu’Azuryth aperçut un de ses hommes en pourparlers avec une femme qui semblait loin d’être contente de se faire alpaguer par un garde. Il dévisagea cette femme, celle-ci lui disant quelque chose, puis son souvenir vint le percuter tel un camion percutant un mur. C’était la femme de Bastian. Se demandant ce qu’elle faisait là, il évinça presqu’instantanément cette question de son esprit pour agir rapidement. L’heure n’était pas à l’ajout de variable dans une situation qui en comptait déjà bien trop. Il appela à lui un de ses hommes d’un binôme proche.

« Thomas, tu vas échanger ta place de binôme avec Alan et transmettre ce message à la femme rousse là-bas. »

 Il lui énonça le message et l’envoya en vitesse rejoindre son collègue. Thomas s’arrêta tout d’abord auprès du dénommé Alan pour lui signifier l’ordre, puis rejoignit la femme rousse et son camarade. Devant le visage en larmes de la dame, le garde eut un peu de mal à trouver ses mots puis se lança sous le regard étonné de son camarade.

« M’dame, mon lieutenant est désolé mais il vous d’mande de bien vouloir rester à l’écart d’la place pour le moment. Vous s’rez en danger de mort si jamais vous y entrez. C’pour le bien d’votre enfant et d’vous. Il a dit aussi qu’vous comprendriez sûrement et que si vous vouliez vous plaindre il vous écouterait plus tard. En attendant, on va rester, mon collègue et moi, avec vous pour veiller sur votre personne. »

 L'autre garde ne dit mot, commençant à regarder autour de lui.


 De son côté, Azuryth suivit légèrement la scène, continuant de veiller sur l’ensemble. Il ne pouvait pas se permettre d’erreur. Son attention fut ensuite captée par les propos de Gaal. Ce qu’elle dit éveilla son attention et il prit bien note de ses propos. Mais alors qu’elle raillait Naskia, le garde sentit les choses se modifier autour de lui. Outre la foule qui bougeait un peu, des réprouvés, semblait-il, attendaient ou se retenaient de passer à l’action, et d’autres donnaient l’impression de les surveiller. Il jeta un premier regard à ses hommes qui étaient prêts à passer à l’action puis reporta son attention sur les derniers moments de la coupable. Un léger sourire amusé vint poindre sur son visage au moment où elle envoya paître Peveril tout en ingurgitant le poison.

C’est à ce moment-là que les choses se mirent en mouvement. Un réprouvé se mit en mouvement suivit rapidement par un autre. Le lieutenant recroisa le regard de ses hommes et leur fit geste de ne pas bouger. Il n’était pas encore temps d’intervenir. Le plus gros restait sûrement à venir. D’autant plus qu’une chose importante venait d’être hurlée : c’était la faute des Libérés.

« Cette exécution est bien plus intéressante que ce que j’escomptais... Libérés et Eminence... », murmura le garde pour lui-même.

 Se reconcentrant, il envoya un autre binôme veiller à distance sur la femme de Bastian et sur les environs directes de celle-ci par la même occasion. Six hommes restaient actifs et en surveillance de la place, prêts à intervenir au moindre mouvement de leur lieutenant.


Dernière édition par Azuryth Illïyan'Mu le Dim 11 Déc - 22:09, édité 1 fois
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Athénaïs le Dim 11 Déc - 20:28

Athénaïs salua avec bienveillance la famille Onevin mais cette dernière trop peinée, ne fit pas plus que ça attention à elle. Elle adressa tout de même un sourire à la jeune Karline qui fit l’effort de la saluer. Aussi, parce qu’elle souhaitait surtout les laisser à ce triste spectacle entre eux, elle s’éloigna d’eux. Elle n’avait de toute façon pas l’intention d’être témoin de ll’exécution. Même si sa famille était proche de celle de la victime, elle refusait de prendre part à cette mise à mort barbare. Athénaïs trouvait la justice de l’Autorité bien trop cruelle et perverse. La présence de son frère constituait un motif supplémentaire pour elle de quitter la place.

La coupable, dont les yeux avaient été bandés, se faisait désirer en tenant l’assistance en haleine. Même la garde, qui patrouillait pour assurer la sécurité des badauds et maintenir l’ordre, semblait avoir retenu son souffle, leurs sens devaient très certainement être à ce moment-là plus qu’en alerte. Le silence pesant imposé par Gaal ne laissant présager rien de bon.

Enfin, la femme ouvrit la bouche pour formuler des excuses. Athénaïs savait qu’elle était en présence de choses qui la dépassaient. Ça la dépassait elle mais également elle en était persuadée, l’ensemble de la populace massée sur la place. La seule raison de leur présence ici résidait dans leur penchant voyeuriste. Cependant, cela devait très certainement contenter Gaal qui se mit à proférer des paroles d’avertissement à l’égard des Réprouvés.

La jeune femme avait déjà entendu ce mot quelque part mais elle n’était pas très sûre de savoir réellement ce que ce terme impliquait. Une chose était sûre, elle n’avait nullement envie d’en savoir d’avantage et à dire vrai, elle n'en avait que trop entendu. Gaal allait être exécutée et de ce fait, il était plus que temps de quitter les lieux.

-Viens, on s’en va.

Elle attrapa le bras de son frère et le détourna de l’estrade. Elle tenta de se frayer un chemin tant bien que mal mais lorsque la condamnée cria en jurant grossièrement à l'adresse de tout le monde, cela excita la foule. Elle ne parvint même pas à passer le premier rang de personnes qui stationnaient devant elle.

La cohue se fit soudainement générale et pourtant Athénaïs était persuadée que Gaal n’avait pas encore été tuée par le bourreau.

-Regarde, Athé, elle est morte ! C'est une sorcière !

La jeune femme se tourna alors vers l’estrade et constata qu’effectivement, la condamnée gisait sur le sol, inanimée, alors même que le bourreau n’avait pas encore esquissé le moindre geste. Cet événement pour le moins inattendu eu le don d’affoler la foule et de susciter l’interrogation des têtes pensantes et de la garde. Elle serra la main de son frère dans la sienne mais en fut séparée par un malandrin qui bouscula sans ménagement le pauvre Arthur par terre. Athénaïs foudroya du regard l’individu qui se ruait vers l’estrade en criant le nom de Gaal. Aussitôt, une poignée de gardes s’empressa d'aller à sa poursuite pour le neutraliser. Quant à elle, elle se baissa pour aider son frère à se relever et le tint fermement contre elle pour éviter qu’on le percute de nouveau. Repérant un passage dans la foule agitée elle s’y engagea afin de fuir le plus rapidement possible cette désolante scène à laquelle elle participait bien malgré elle.


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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Indis le Lun 12 Déc - 14:47

Aux premières paroles de la condamnée j'en reste moi même bouche bée celle ci semblait avoir choisi la voie des excuses. Et je ne sais si finalement, la mention des Libérés n'aurait pas été moindre en matière de mouvement d'esprit ou ces excuses. Tous en reste totalement abrutie. Étonnement général y compris de l'Autorité elle même. Mais malheureusement sans changement dans son destin, tous veulent encore la finalité prévue. Qu'ils aillent en enfer. Elle leur gardait un chiot de sa chienne et même si pour l'heure, l'Autorité sentait un coup de Trafalgar jamais ils ne pourraient se douter de quoi il sagissait.
Au centre de cela, Julian, m'appelle afin de savoir ce que j'ai bien pu faire. Mon travail lui répondis-je en une pensée ciblée et dirigée en soupirant pour moi même. Elle allait nous mettre en danger. Je reporte bien vite mon attention sur Gaal afin de connaitre ce qu'elle allait dire avec l'avance de ses pensées. Bien que cela était un revirement étrange, ses paroles ne mettaient plus en danger notre communauté. Je pouvais à présent la laisser à son discourt.

Pour le moment... Car Gaal me mit sur la voie. Sur la voie de quelqu'un que mon esprit n'avait pas encore perçu. Naskia. Elle était bien entendu ici. Où je n'aurai su le dire. A tour de rôle, je pose un regard sur chaque personne qui m'entoure, passant en revue leur pensée, puis lorsque mes yeux ne peuvent plus me servir de repaire, je m'accroche à Julian tandis que la condamnée avale la pilule que j'avais vu dissimulée dans sa manche. Elle avait réussit son coup! Et je l'en félicite d'avoir réussi ce pied de nez à l'autorité à qui elle volait la sentence. Ils ne l'attendaient pas celle là! Moi oui. Et même si sentir les pensées de la condamnée s'effacer alors que son âme quittait son corps me déchire le cœur, je ne peux m’empêcher de me réjouir des pensées stupéfaites des 5 endimanchés.

Cependant, c'est un véritable raz de marée qui arrive dans mon esprit me faisant perdre l'organisation que j'y avais instauré jusqu'ici. Je vacille sur mes jambes en encerclant mon front de mes doigts afin de tenter de calmer ce brouhaha. Je sais le mur dans mon dos et je m'y adosse afin de ne pas tomber l'espace de cet instant ou je puise dans mes réserves l’énergie nécessaire afin d'organiser ce que je reçois. De la colère, de l’incompréhension, du chagrin et de la joie, soulagement, de la peur. Difficile de les décrire toutes. Les réactions sont nombreuses, de la part des réprouvés en accord avec la condamnée également. Je ne sais qui est cette Éminence exactement mais elle aura bien du mal à contenir ses rangs dans les prochains jours. Et la foule se met en mouvement autour de moi. Je me concentre sur les plus intenses.

Un homme, celui envahi de colère de tout à l'heure, Lokis hurle quelques mots qui ne me plaisent pas du tout. Mon sang ne fait qu'un tour et j'accroche mon esprit au sien avec une violence qui ne me ressemble pas. Le mot douleur sort d'entre mes lèvres, presque imperceptible tandis que dans son esprit je lui flanque un bon coup de poing dans ses pensées colériques immédiatement suivit d'un "chuuut" visant à apaiser sa tristesse. Pardon, mais on ne touche pas aux miens. Ça lui vaudra un mal de tête et le calmera pour un temps. Persuadée d'avoir fait mouche, je m'en détache le laissant à ses amis réprouvés ainsi qu'a la garde toute proche.

Je rouvre les yeux raccrochant de nouveau mon esprit à mon coéquipier, toujours en poste devant l'estrade d’où je sens colère et tristesse. Beaucoup de curieux se hissent pour pouvoir apercevoir le corps immobile, d'autre, bien moins délicat les bousculent pour atteindre le cordon de garde.
Et j'en cible un, qui, dague en main tente de passer, proche ou ami de Gaal. Les gardes lui feront bien son affaire pourtant je tente de tamiser sa colère en allant doucement caresser son esprit tandis que je cherche Naskia.

Non loin et bien entourée, je la trouve enfin et je laisse mon esprit planer autour d'eux. Tel un vautour au dessus d'une proie prête à fondre au moindre geste déplacé. Je m'assoie sur les pavés mon corps devenant coton au fil des minutes et je maintins la position de mon esprit.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Naskia Viläme le Sam 17 Déc - 9:17

La mascarade commença et Naskia ferma les yeux quelques instants, dégoutée par ce qu'elle voyait et entendait. Amener Gaal tel un animal enchainé, réduit en esclavage pour qu'elle présente des excuses avant de mourir, c'était tout bonnement abject et sa haine de la vie ne s'en trouva que renforcée. Avant qu'elle ait pu décider de partir pourtant, le ton changea subitement et enfin elle reconnut son ennemie de toujours. Révoltée, sarcastique et hargneuse, Gaal mettait à chacun le nez dans sa propre merde sans se soucier des conséquences, comme toujours. Impassible, elle écouta les paroles à son adresse et inclina finalement très légèrement le buste en un salut invisible pour celle à qui il s'adressait, une reconnaissance de service rendu, un respect d'égale à égale, de Réprouvée à Réprouvée.

- Adieu Gaal.

Le murmure resta inaudible dans le brouhaha général d'une foule assemblée et tentant pourtant de rester silencieuse. Quand elle se redressa, ce fut pour voir arriver Logan qui se posta à son côté tel une sentinelle muette. Plus que surveillée, elle était à présent gardée comme une enfant et ne savait pas si elle devait en être reconnaissante ou fâchée. Gaal aurait bien ri si elle avait pu voir ça. Elle ne fit pas un geste pourtant et se contenta de saluer son collègue d'un petit signe de tête discret.

À l'instant où elle retournait vers l'estrade pour assister à l'exécution de son homologue, l'atmosphère se modifia subtilement. En une fraction de seconde, elle comprit que tout allait basculer et ne put se retenir d'esquisser un bref et léger sourire en coin plein de sarcasme. L'Autorité n'aurait pas son exemple. Gaal s'effondra et tout s'enchaina très vite : Lokis hurlait, la foule s'agitait en une houle croissante, des cris s'élevaient un peu partout... Et soudain, tout cela lui devint insupportable. Elle sentit les doigts de Logan effleurer son bras et elle lui jeta un regard signifiant tout et rien, lui exprimant simplement son désir de quitter les lieux.

Se fondre dans la foule lui était devenu instinctif, elle y excellait. Et c'était encore mille fois plus aisé quand ladite foule s'agitait de manière incontrôlable. Il ne lui fallut quelques instants pour disparaître dans le chaos et traverser les premiers rangs avant qu'ils se resserrent irrémédiablement. Loin d'avoir son habileté coutumière pourtant, elle peina davantage aux abords de la place. Bousculée, déséquilibrée, elle se sentait soudain faible. L'avait-on empoisonnée à son insu ? Tout était toujours possible, évidemment, mais elle soupçonnait plutôt son corps de la trahir.

Parvenue à l'angle d'une rue étroite et bordée de commerces tous barricadés pour la journée, elle fit une pause pour s'orienter mais tout lui sembla troublé. S'engageant dans la première ruelle sombre sur sa droite, elle fit quelques pas mais dut bientôt s'appuyer au mur d'une main, le souffle lui manquant et ses jambes la trahissant à leur tour. Poison, maladie, émotion ? La mort de Gaal lui avait fait un choc, surtout avec ce spectacle ridicule de l'Autorité, mais de là à en être à ce point affaiblie... Impossible de réfléchir. Il ne lui restait qu'à trouver l'entrée la plus proche vers les souterrains.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Bastian Logren le Dim 18 Déc - 11:31

Comme il l'avait craint, la foule ne resta pas indifférente aux paroles de la Réprouvée. Et lorsqu'elle mit fin à ses jours de sa propre initiative, ce fut le dernier encouragement dont avait besoin les hors la loi pour passer à l'action.

Aussitôt, l'un d'eux se précipita sur la chaîne de gardes qui sécurisaient l'estrade. Voyant cela, Bastian leur cria l'ordre de le neutraliser au plus vite, et aux autres d'empêcher qu'on s'approche. Le commandant regarda du côté de Naskia, inquiet de la voir bouger à son tour. Mais l'assassin disparaissait déjà dans la foule et s'éloignait. Ce soucis en moins, Bastian put se diriger vers la zone de trouble. Son collègue quant à lui s'occupait de veiller à ce qu'aucun autre incident ne vienne s'additionner à celui là. Le rang de gardes se resserra, plus question que la foule ne passe la barrière.

Le Réprouvé n'avait pas pu aller bien loin. Deux gardes l'avaient désarmé puis immobilisé au sol. L'un d'eux arborait une légère coupure sur la joue, la dague du Réprouvé avait fait peu de dégâts. Le hors la loi jurait et insultait le garde qui, genou entre ses omoplates, le maintenait contre le pavé.

- Emmenez-le dans la tour avant qu'il ne donne des idées à ses amis. Gardez-le enfermé dans une pièce et surveillez-le bien. N'oubliez pas de le fouiller, ajouta-t-il comme les deux gardes relevaient le Réprouvé pour exécuter les ordres.

Bastian laissa le trio partir et surveilla la foule. Il ne fallait pas qu'il y en ait d'autres. Tendu, le commandant espérait que cet incident resterait le seul, mais à en juger par les cris qu'il entendait là-bas au fond, il était à craindre que d'autres poseraient problèmes.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Autorité le Dim 18 Déc - 15:53

Le jeune garde qui avait barré la route à Emi perdit de son assurance lorsque la petite dame rousse lui assena qu'elle allait parler à son supérieur et qu'elle se mit en plus à pleurer.  Il ne savait plus trop si c'était une bonne idée, même si au départ il n'avait eu que de bonnes intentions. Mais il eut de la chance. Thomas le rejoignit avec un message du lieutenant et expliqua qu'ils étaient tout deux chargés de veiller sur la femme du commandant. C'est que la femme ne devait surtout pas être blessée.

« Vous ne devriez pas pleurer comme ça » tenta le jeune garde « c'est sûrement pas bon pour votre bébé. On peut peut-être vous aider ? »

Le pauvre ne savait pas quelle attitude avoir vis à vis de la jeune femme.

Non loin de là, deux Réprouvés avaient des difficultés avec l'un des leurs. Les paroles de Kelan n'eurent que peu d'effet sur Lokis. Le chef de bande, fort de toute sa colère et sa peine, repoussa Jayah, qui heurta quelqu'un dans la foule, et tenta de se débarrasser de la poigne de son homologue sans succès.

« Laisse-moi aller la chercher. Nous l'avons tous trahie, je veux pas la trahir encore. Regarde ce que les Libérés ont fait d'elle ! »

Jayah revint à la charge. Du tranchant de la main, il assena un coup violent sur la carotide de Lokis. Soudain plus docile, le chef de bande tomba sur les pavés, inconscient. Jayah adressa à son propre chef un haussement d'épaule.

« Au moins maintenant il ne pose plus problème. »

Ce que l'homme de confiance de Kelan ne savait pas, c'est qu'il n'était pas seul responsable de l'inconscience de Lokis. Car à quelques mètres de là, une médium avait déjà fait taire le Réprouvé.

Il y avait des Libérés sur cette place, naturellement. Des Libérés bien inquiets d'entendre de telles paroles. Étaient-ils découverts ? Que risquaient-ils ? Certains préférèrent s'en aller. Il n'y avait plus rien à voir de toute façon, et le danger d'une émeute se profilait. Il était plus sage de regagner un endroit plus sécurisé.

Ainsi, la place commençait déjà à se vider. Une petite partie de la population sentait venir le mouvement de foule et préférait protéger les siens, ou simplement eux-mêmes. Beaucoup restèrent. Hypnotisés par le corps sans vie, déçus de ne pas avoir vu couler le sang, ils attendaient de voir la suite, parfois avide de vengeance ou simplement de violence, à moins qu'ils ne soient pas aussi clairvoyants que leurs voisins et ne sentent pas venir l'émeute.

Naskia s'en allait elle aussi, mais pour une autre raison. Sur ses talons, Logan essayait de ne pas se faire semer. Cela faillit arriver, mais par chance il la débusqua dans une petite ruelle non loin. Elle était mal en point. Kelan lui avait demandé de veiller sur elle, Logan s'en acquitterait, ne serait-ce qu'en souvenir du bon vieux temps où ils étaient tout deux des égaux. Sans la forcer, il prit son bras pour la soutenir et l'aider à marcher.

« Viens, on rentre. »

Ce n'était pas l'homme le plus expressif de la ville, mais au moins savait-il se taire quand il ne fallait pas parler. C'est donc en silence qu'il accompagna Naskia dans le Labyrinthe, jusqu'au Château.

Sur la place, la foule s'agitait. Entre ceux qui partaient, ceux qui restaient et ceux qui s'approchaient de l'estrade, il devenait impossible de deviner quoi que ce soit. Et cela ne plaisait pas du tout à la Garde. Peveril Laundry fit un geste qui rassembla tous les gardes de l'estrade autour de l'Autorité. Son regard acéré fit le tour de la place, et monta sur les toits pour voir ce que ses hommes devenaient. Rien n'avait bougé dans son dispositif, ce qui était rassurant, d'autant qu'aucun signal d'alarme n'avait été déclenché. Le bourreau tâta le pouls de la condamnée. Elle était bien morte, ce qu'il confirma au général lorsqu'il s'approcha et reprit son épée.

« Escortez-les à l'intérieur » ordonna le général à ses hommes.

Mais Gortal s'y opposa :

« Non, nous n'avons pas fini. »

Grand et imposant autant que sombre, Gortal s'avança un peu sur l'estrade, demeurant prudemment à distance et entouré des gardes du corps. Sa voix grave de matlendais portant merveilleusement bien dans un lieu comme celui-ci, il en usa pour se faire entendre de la population talsinienne par dessus le tumulte.

«  Aujourd'hui, une hors la loi est morte pour avoir trahi nos lois et nos valeurs. Notre cité a été construite grâce à l'association de deux peuples qui se sont trouvés ici même pour vivre en paix. Nous enjoignons donc le peuple de Talsinia à méditer ce qui est arrivé à cette femme aujourd'hui. L'Autorité ne tolérera pas qu'un seul talsinien puisse atteindre à la tranquillité de toute la ville par ses agissements. »

Il demeura un instant là, sûr de sa puissance, dominant la foule de toute sa stature. Gaal leur avait volé leur punition, mais elle était morte malgré tout. C'est cela que la population devait retenir. Et surtout pas son message de haine. Car la ville avait assez saigné comme ça durant les derniers mois. Artisans, moissonneurs, Réprouvés… tous allaient devoir comprendre le message : l'Autorité ne laisserait pas le chaos s'installer dans la ville.


MJ:

Athénaïs et Naskia sont donc partis de la place.

Indis : tes forces t'abandonnent de plus en plus. Trop de pensées, d'émotions, tu as puisé dans tes forces bien plus qu'il ne l'aurait fallut et tu sens que ton esprit commence à partir. Le seul moyen de t'en sortir c'est de tout éteindre. Si tu le fais, tu pense que tu as peut-être une chance de sortir de la foule par tes propres moyens, mais si tu continu tu bascule dans l'inconscience rapidement, comme cela t'est déjà arrivé il n'y a pas si longtemps…

Azuryth : Ce n'était déjà pas évident avant mais maintenant c'est pire, surveiller la foule devient impossible. Trop de mouvement et impossible de voir quoi que ce soit de là où tu es.

Kelan : tu te retrouve avec Lokis sur les bras. À toi de voir ce que tu en fais.

Emipléjiane : Tu peux choisir de rester bien sagement là, de rentrer à la maison ou de fausser compagnie à tes gardes en profitant de la foule pour te glisser sur la place.


Dernier tour pour cet event. Pour les personnages encore là, si vous vouliez agir, mettre en place quelque chose ou bien donner une quelconque suite pour votre personnage, vous pouvez ouvrir un RP à part, avec un autre joueur ou avec moi. Il y aura un dernier post de ma part pour clore l'event et vous indiquer les suites.

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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Indis le Mar 3 Jan - 14:32

Le réprouvé que je tentais de ramener à la raison fut vite sous contrôle grâce à l'organisation sans faille de la garde. Cela faisait un mouton de moins à surveiller maintenant qu'il était flanqué de deux gardes. D'autant plus que la brebis que j'avais en ligne de mire était des plus délicates. Ses réactions seraient incontrôlables si elle venait à vouloir déraper, mes forces mentales étant de moins en moins puissantes. Heureusement, Naskia prit bien rapidement la décision de filer à l'anglaise. Pour des raisons que je ne prends pas le temps de chercher, mon temps était lui même compter.

Beaucoup de personnes, comme Naskia, partaient pour mon plus grand soulagement. Mais pas suffisamment pour me permettre de maintenir l'ordre des pensées érigées dans mon esprit. Celles des gens présents restaient bien trop forte pour qu'a je puisse les maitriser encore. Je tente de faire le vide sans grande réussite; les divers sentiments s'accrochant à moi avec ténacité, je comprends vite qu'il me faut maintenant agir pour sauver ma propre peau. Naej me ferait lui même passer de vie a trépas si je forçais mon don plus que de raison.

Assise toujours sur le sol, contre une maison je cherche à bout de force mon homologue. Et lui envoie l'ultime message lui signifiant que je ne peux plus. Il entend ma voix défaillir dans sa tête tandis que je sombre bien malgré moi dans un sommeil profond, proche de l'inconscience. Tête de mule que je suis j'ai été jusqu'au bout de ma mission, je l'espère.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Azuryth Illïyan'Mu le Mer 4 Jan - 15:26

 Le capharnaüm avait bien commencé et la public présent sur la place se mouvait dans différents sens, si bien qu’il était difficile voire impossible de cerner quoi que ce soit. Toutefois, la foule sembla se calmer quelques instants aux dires de Gortal. Il avait bien choisi ses mots et le lieutenant ne put que les approuver en silence. Même si tout ne s’était pas passé comme prévu, le plus important avait été fait. Gaal était morte comme il en avait été décidé, et la justice avait été rendue, peu importe que cela soit venu de l’Autorité ou non. De plus, le sang n’avait pas coulé, ce qui avait évité aux enfants présents de voir une tête rouler. Cette pensée soulagea d’une certaine manière Azuryth.

 Sans attendre, il rassembla ses six hommes libres et les envoya dans la population encore présente avec, comme objectif, d’aider à s’extirper les plus faibles ou vulnérables et d’emmener les blessés à l’Office Médical. De son côté, le lieutenant grimpa sur un toit pour avoir une vue plus claire des choses. De là il pourrait intervenir sur les foyers d’émeute ou si on lui faisait signe pour un soin urgent.

 Un des gardes aperçut une femme visiblement inanimée contre une maison et décida d’aller la rejoindre pour s’enquérir de son état. Il découvrit ainsi une Indis inconsciente qu’il allait transporter jusqu’à l’Office.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Emiplejiane Logren le Jeu 5 Jan - 21:21

Allez il fallait qu'on lui envoie encore des baby-sitter.. certainement un coup de Bastian ça, ce qui voudrait dire qu'il l'avait vu, il savait qu'elle était là, et une fois de plus il voulait la surprotéger, il l'a prenait pour une gamine ou quoi ?
La rouquine réfléchissait à vive allure, enfin aussi vite que lui permettait son pauvre cerveau tout perturbé. Il fallait qu'elle voit Bastian, pourquoi elle ne le savait plus mais il fallait qu'elle le voit.
Elle se tourna vers les gardes.

"Et sinon par une telle journée, vous n'avez pas mieux à faire que de surveiller une femme ? Ou alors vous avez du faire une sacré bêtise pour être de corvée de baby sitting non ? Huu ça bouge sacrément la bas"


Sans attendre de réponse, la rouquine profita du mouvement de foule pour essayer de fausser compagnie à ses gardes. Elle en voulait à Bastian, ha bah voilà pourquoi elle voulait le voir, d'abord parke elle était toute chamboulée à cause de ce qu'il venait de se passer, une femme était morte, même méchante cela restait tout de même un être humain. Et ensuite parke son cher et tendre mari la prenait pour une gamine que l'on devait surveiller en permanence, elle avait déjà assez de sa belle mère lorsqu'elle était chez elle pour en plus se taper des gardes à chaque promenade.
Serrant son canard dans ses bras elle voulait trouver Bastian.
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Azuryth Illïyan'Mu le Jeu 12 Jan - 19:50

 Les deux gardes entourant Emiplejiane la perdirent de vue presqu’instantanément lors du mouvement de foule, leur laissant à peine le temps de crier « Madame » dans le tas. Toutefois, une autre paire d’yeux observait la scène et un garde sur le toit souffla quelques coups brefs dans un sifflet à l’attention de son lieutenant. Celui-ci venait d’atteindre un toit et se tourna dans la direction du sifflement. La vigie lui indiqua la femme rousse en train de s’enfoncer dans la foule. Lâchant un « Bon sang !», le lieutenant redescendit à vive allure et couru s’enfoncer dans le peuple à son tour.

 La foule était encore dense et une certaine tension commençait à se dissiper. Les secondes passaient et Azuryth suivait les indications de ses gardes tant bien que mal, se dirigeant dans la direction indiquée par ceux-ci. Il finit par arriver sur le flanc de la femme du commandant, l’identifiant par sa natte mais aussi par le canard qu’elle tenait fermement. Profitant des gens agglutinés, il se faufila derrière elle avant de l’attraper par les épaules tout en lui murmurant d’un ton cinglant « Si vous vouliez mourir aujourd’hui, il suffisait de le dire » puis de la décaler brusquement sur le côté, avec lui, leur faisant éviter un type qui avait visiblement perdu l’équilibre et qui leur tombait droit dessus.

 Profitant de sa force, de sa stature, et de l’effet de surprise, il éloigna de quelques mètres la femme de la zone jugée la plus sensible actuellement, tout en ajoutant d’un ton redevenu neutre :

« Je pensais que l’avertissement de mon subordonné avait été assez clair. Vous êtes en danger ici, Madame.»
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Re: C'est un beau jour pour mourir

Message par Kelan le Mer 18 Jan - 21:26

Lokis continuait de s’égosiller, le cœur brisé d’avoir perdu cette femme qui les avait mis dans un sacré pétrin. Sa colère, mêlée à la tristesse, le rendait difficilement maîtrisable et il ne faisait aucun doute que l’attention des gardes autour d’eux leur était toute réservée. Le second du chef de bande fut repoussé mais la prise de Kelan était plus ferme et lui parvint à la maintenir. Mais son homologue ne mettrait que quelques instants pour se débarrasser de lui s’il reprenait un peu ses esprits.

Jayah prit l’initiative de le neutraliser complètement et le corps du Réprouvé s’écroula au sol, sous les yeux ébahis de l’homme aux cheveux sombres. Il releva la tête vers son allié qui haussa simplement les épaules. Il n’avait pas tort. La manière n’y était pas mais la finalité elle, était là. Kelan soupira.

« Aide-moi à le porter et ramenons-le chez lui. Nous veillerons sur lui jusqu’à ce qu’il reprenne ses esprits et prierons pour qu’il ne veuille pas étriper l’Eminence pour le triste spectacle auquel il vient d’assister. »

Puis ils lièrent le geste à la parole, chacun attrapant un bras pour le soulever et le mettre sur leurs épaules. Kelan et Jayah le traînèrent loin du remue-ménage, ses bottes raclant sur les pavés alors qu’ils quittaient la place avant que le discours de l’Autorité ne vienne conclure l’événement qui avait ameuté toute cette assemblée.
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